Un peu d'histoire

A flanc de côteau,
l'ancien village des Roches surplombe le village actuel.

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Pour en savoir plus Retrouvez ici le site de l'ASPP
(association pour la sauvegarde du patrimoine de Perrier) 

Des Perrières au village de Perrier...

Impossible de dire depuis quand le site est habité par l'homme... Sans doute les premiers habitants ont-ils commencé par aménager des abris naturels sous roches pour finalement creuser les grottes dans lesquelles ils décideront de s'établir et que l'on appelera les perrières

A l'époque romaine deux grands domaines s'étendent au fond de la vallée : Siorac et Binezac (devenu Binazat) et un seul pont, appelé Pontestrade, traverse la Couze. 

Au moyen-âge le village des Roches se protège derrière ses remparts des désordres des guerres... Du système défensif du village, il reste encore la tour de guet, appelée tour Maurifolet car elle appartenait à un certain Morin Folet, ainsi que la porte cavalière où l'on peut toujours voir le guichet servant à identifier les arrivants.  Le chemin de Issoire à Champeix passait alors par les actuelles rues du château, du Coudert et du Champ pointu.  Il n'était pas rare de croiser des pèlerins en route pour le Puy. Le Pontestrade était toujours le seul passage entre St Floret et Issoire.

Tout au long du 16ème siècle, si la ville d'Issoire est ravagée par soixante années de guerres de religions, le village des Roches semble relativement épargné par ces troubles. A cette époque on vit essentiellement du travail de la terre : les céréales dans la vallée, les vignes sur les flancs du côteau, les pâturages pour les bêtes...

Au cours du 17ème siècle les deux grands fléaux les plus redoutés s'abattent sur le village : la peste suivie de la famine. Les habitants vont alors peu à peu descendre du village des roches pour s'installer au village du Coudert à l'ouest, de l'Orme à l'est, et entre les deux au quartier du Ruisseau. Le village prend la forme que nous lui connaissons encore aujourd'hui mais garde, en prenant le nom de Perrier, le souvenir des perrières creusées autrefois par les premiers occupants.  Si, au 19 ème siècle, il reste encore une trentaine de grottes et de constructions habitées, la dernière habitante quittera le site à la fin de la deuxième guerre mondiale.

 

Toutes les informations sont tirées de l'ouvrage "Perrier, un village de Basse Auvergne", de Georges Hervé aux éditions ACVAM -  disponible en mairie au prix de 40 €.